Collectif d’acteurs
Christian Berthelot


De Lucy Caldwell

Mise en scène :
Mélanie Leray

Traduction de
Séverine Magois

Avec :
David Jeanne Comello, Marion Monier, Catherine Riaux, Léopoldine Serre, Louise Szpindel

Création lumière :
Ronan Cabon

Création musicale :
Stéphane Fromentin
(Chant : Julie Seiller )

Décors :
David Bersanetti, Ronan Cabon, Mélanie Leray

Création costumes :
Laure Mahéo

Regie son et vidéo :
Manu Léonard &
Jérôme Leray

Regisseur général :
Olivier Borde

Assistante à la mise en scène :
Rozenn Tregoat

Construction des décors :
Bruno Nicolle et Olivier Borde

Pièce traduite avec le soutien de la Maison Antoine Vitez Texte paru aux éditions Théâtrales (sept. 08 - collection "Scènes étrangères")
La pièce LEAVES (FEUILLES) de Lucy CALDWELL est représentée dans les pays de langue française par l’agence DRAMA-SUZANNE SARQUIER (24, rue Feydeau 75002 PARIS dramaparis dramaparis.com) en accord avec Sarah McNair de ALAN BRODIE REPRESENTATION à Londres.

Leaves (feuilles)

Leaves (feuilles) est la première pièce d’une toute jeune auteur d’Irlande du Nord. Pour ce texte, elle a reçu le George Devine Award.
Entre failles identitaires, fragilité des rapports familiaux et poids des espoirs imposés, elle nous parle d’un sujet tabou : la tentation du suicide chez les adolescents.

Spectacle tout public à partir de 12 ans, Leaves a été créé au Théâtre National de Bretagne en 2008/2009. Mélanie Leray ré-explore en 2011 ce texte dans une nouvelle mise en scène partie d’un dispositif scénique plus léger.

La pièce s’ouvre sur une scène de dîner réunissant une famille de Belfast en 2006 : le père, la mère et deux sœurs (Poppy, 11 ans, et Clover, 15 ans).
On apprend que la sœur aînée (Lori, 19 ans), doit rentrer parmi les siens le lendemain soir de Londres où elle était partie faire ses études trois mois plus tôt. À la sensation de malaise qui se dégage de toute la scène, on devine que quelque chose de lourd préside à ce retour.


Ce n’est qu’à la scène trois que le mot sera lâché au détour d’un échange entre les deux sœurs : « C’est même pas comme ça que ça s’écrit, suicide » déclare la cadette à la benjamine qui tente, dans son cahier, d’énumérer les raisons possibles du geste de l’aînée.
Dès la première scène de l’Acte II et comme une apparition, nous découvrons Lori fumant, irréelle, dans le jardin à l’aube. Son comportement laisse tous les autres totalement démunis, partagés entre l’incompréhension totale, la colère (le père refuse, selon ses termes, d’être pris en otage par la situation), la compassion - si maladroite soit-elle - de la mère, l’indignation des deux sœurs d’avoir été trahies…
Et peu à peu on découvre en Lori un être profondément fragile, qui dit porter en soi, depuis toujours, une part de ténèbres qu’elle n’a jamais su s’expliquer. Ce qu’elle dit du monde actuel, ou la violence qui a entouré son enfance (elle a grandi à Belfast pendant la guerre civile) serait-il à l’origine de cette blessure intérieure ? La pièce ne fournira aucune explication tangible.
L’acte III, un peu plus bref, est construit comme un « flash-back » : trois mois plus tôt, dans le jardin, on fête le départ de Lori pour sa faculté londonienne. Les parents sont très fiers de leur fille qui sera peut-être la première de la famille à pouvoir échapper au « destin irlandais ».
La mère projette en sa fille tous ses rêves d’émancipation, le père ses rêves de réussite. Et au fil de cette scène, on ne peut s’empêcher de penser au poids de tous les espoirs dont elle est dépositaire mais qui ne lui appartiennent pas nécessairement.

Cette étape « embarrassante » qu’est l’adolescence…

Le suicide à l’adolescence est un phénomène tragique qui ne cesse d’augmenter. Il constitue la deuxième cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans. Pourquoi des jeunes, qui ont toute la vie devant eux, sont-ils si désespérés au point de mettre fin à leur jour ? L’adolescence est le moment où l’on commence à penser à partir, à quitter ses parents, faire le deuil de l’enfance, s’assumer dans un projet personnel et dans un choix amoureux…C’est une période intense de changement social, familial, physique et affectif. Un va-et-vient entre l’enfance, plus sécurisante, et le monde des adultes souvent peu accueillant.
La maturation intellectuelle de l’adolescent lui permet de philosopher et de se poser des questions. C’est un moment où la question du sens et la question de la raison raisonnante se posent. C’est l’âge où l’on se met à avoir une pensée abstraite, avec des vertiges intellectuels et perceptifs. Avant de faire partie du monde adulte, l’adolescent l’évalue, le juge, le critique et peut, à raison, en être effrayé. C’est une manière de parler du monde que de parler de ceux qui ne veulent pas y entrer.

PRODUCTION Théâtre des Lucioles – Rennes
CO-PRODUCTION Théâtre National de Bretagne – Rennes
Espace des Arts de Chalon-sur-Saône
AVEC L’AIDE À LA CRÉATION DU Centre national du Théâtre
AVEC LA PARTICIPATION ARTISTIQUE DU Jeune Théâtre National

Date et lieu de création : février 2009 au
Théâtre National de Bretagne

 
@ Théâtre des Lucioles 2017