Collectif d’acteurs
Christian Berthelot


A partir de "La peur des coups" de Georges Courteline
"Les Analphabètes" d’Ingmar Bergman
(extrait de Scènes de la vie conjugale)
traduction de Carl Gustaf Bjustöm et Lucie Albertini

Mise en scène et adaptation :
Pierre Maillet &
Matthieu Cruciani

Avec :
David Jeanne-Comello, Emilie Capliez & Matthieu Cruciani

Lumières et
régie générale :

Ronan Bernard

Construction décor et accessoires :
Florence Audebert

Costumes :
Laure Mahéo

Construction décor : Michel Le Hénanf

Plus qu’hier et moins que demain

Plus qu’hier et moins que demain

à partir de
La Peur des coups de Georges Courteline
Les Analphabètes de Ingmar Bergman
(extrait de "Scènes de la vie conjugale") traduction de Gustraf Bjuström et Lucie Albertini

Courteline et Bergman.
"La peur des coups" et "Scènes de la vie conjugale".
Le théâtre et le cinéma.
Un homme et une femme.
Le rire et les larmes.
Le mariage et le divorce.
La rencontre et l’amitié.
Un lit et un bureau…
Une petite odyssée intime, joyeuse et joueuse, entre illusion comique et illusion tragique, une mise en dialogue d’auteurs que tout sépare à priori, comme des amis différents qu’il nous amuserait d’inviter à une improbable soirée.

A des époques différentes, ces textes abordent le thème des rapports hommes/femmes au sein du couple…

Prisonniers du regard des autres, mais aussi de leurs propres regards, l’image que les hommes et les femmes donnent de leur couple en société peut parfois être fondamentalement éloignée de la réalité.

Ces textes parlent de cette intimité complexe, de ces secrets et de ces paradoxes.
Ils parlent des amours différentes, délicatement changeantes qui peuvent se vivre entre deux personnes durant toute une vie.
Ce sont des dialogues tantôt de sourds tantôt fraternels qui s’inventent entre ces personnages, des jeux de mots, d’humour et de cruauté.
Les mots y sont vecteurs d’angoisse, de pudeur, de différence, souvent et de sensualité toujours.

Tous ces rites étranges s’écrivent différemment selon l’époque et l’auteur. Les mettre en présence tient un peu de la chimie, beaucoup de l’excitation, de la curiosité de jouer bout à bout ces scènes si proches et si lointaines les unes des autres.

Les deux textes parlent aussi, sans mot, de ces non-dits qui construisent ou sapent petit à petit une relation, l’influence de la culpabilité dans ses agissements avec les autres, le conflit entre la volonté de sécurité représentée par la routine du quotidien et la volonté de vivre ce que nous dicte réellement nos envies…

Le couple est une expression de la relation humaine : chercher l’autre en soi-même, se chercher dans l’autre.
L’autre n’est-il pas cette part inconnue de soi-même qui fait peur ?
Les moments de crises -positives comme négatives d’ailleurs- que rencontrent les couples dans ces textes participent de ce mouvement en avant qui fait voler en éclats les apparences, le monde connu, pour traverser le miroir et peut-être se dévoiler et se trouver enfin…



Ce sont ces successifs coups de foudre que nous souhaitons faire traverser. De la farce bourgeoise au questionnement intime, le temps passe doublement.
Avec l’énergie et l’ironie tendre que supposent ces grands écarts stylistiques, jeux de miroirs ou de massacre, nous tenterons d’en parler.

Les pièces d’Ingmar BERGMAN sont représentées dans les pays de langue française par l’agence DRAMA - Suzanne SARQUIER (24, rue Feydeau 75002 PARIS dramaparis dramaparis.com) en accord avec l’agence Josef Weinberger Limited à Londres pour le compte de la Fondation Ingmar Bergman www.ingmarbergman.se

PRODUCTION Théâtre des Lucioles

COPRODUCTION Scène nationale de Petit Quevilly - Centre culturel de Marc Sangnier - Mont Saint Aignan / L’Archipel - Fouesnant

Date et lieu de création :
mars 2010 à LʼArchipel – Fouesnant (29)

 
@ Théâtre des Lucioles 2017