Collectif d’acteurs
Christian Berthelot


De copi

Projet "Les Copis 2006"

Mise en scène :
Marcial Di Fonzo Bo &
Elise Vigier

Avec :
Marcial Di Fonzo Bo,
Raul Fernandez,
Pierre Maillet,
Philippe Marteau,
Angel Pavlovsky

Costumes :
Pierre-Jean Larroque

Lumières :
Maryse Gautier

Corps et animaux :
Anne Leray

Le frigo

Le jour de son cinquantième anniversaire, L. reçoit en cadeau « un frigo » de la part de sa mère. L. est un ancien mannequin devenu écrivain qui écrit ses mémoires car, comme le dit L. même, elle n’est plus présentable en bikini. L. vit avec sa bonne indigène : Goliatha À partir du moment où le frigo est posé là au centre de la scène, il va falloir qu’une des deux entre dedans. Mais laquelle ? La mort est arrivée, la voilà posée sur scène, qui attend. Commence alors une lutte contre la montre pour nos héroïnes. Comment échapper, dissuader la chose, envoyer l’autre dedans ?



Pour ce faire L. se déguise, joue à Madame, maltraite Goliatha, avec toutes sortes d’accessoires : robes, maquillage, strass. Goliatha mange les clés du Frigo, lui envoie le concierge pour un viol, et finira par lui apporter une corde pour qu’elle se pende. Finalement, L. trouve un rat derrière le Frigo et tombe amoureuse.
Elle lui dit ses derniers mots et accepte de s’endormir tranquillement dans le Frigo, comme un enfant. Le final de ce ballet mortuaire est une « danse amoureuse », un pas de deux avec un rat. Copi prévoit qu’un seul acteur joue tous les rôles dans un tourbillon schizophrénique. Il laisse au choix la possibilité de le jouer avec six acteurs aussi. Il s’amuse avec le dédoublement et la transformation des corps : les âges et les sexes se confondent dans un même corps, Goliatha tue Madame, son fantôme apparaît, suivi de près par sa mère puis la Doctoresse Freud. Copi se réfère très nettement ici aux « Bonnes » de Genet. Il en donne une version beaucoup plus baroque et déjantée. Derrière l’apparente légèreté du style se cache une vrai folie, une immense solitude et comme toujours, une profonde et drôle réflexion sur ce qu’est la mort, donc la vie.

À la différence de la pièce de Genet, le lieu où sont enfermées les deux protagonistes est un théâtre. Les codes de la représentation théâtrale s’effaceront petit à petit. L’action se déroule devant nous comme une farce, un numéro d’illusionniste.

Christian Berthelot
http://photos.christianberthelot.com/accueil.pl?gallerie=32

Date et lieu de création :
2006, Théâtre de la Ville - Festival d’Automne - PARIS

 
@ Théâtre des Lucioles 2017