Collectif d’acteurs


De Copi

Mise en scène :
Marcial Di Fonzo Bo et
Elise Vigier

Avec :
Marcial Di Fonzo Bo

Lumière :
Maryse Gautier

Son :
Teddy Degouys

Corps et animaux :
Anne Leray

Loretta Strong

Ce texte est comme un condensé de Copi, son essence même : Copi acteur - écrivain - metteur en scène. D’un grand coup de crayon, il se dessinait dans l’espace à chaque fois qu’il jouait ce texte, une réécriture en direct, une performance devant le public chaque fois différente. Il a joué ce monologue à plusieurs reprises et tout au long de sa vie. En français ou en italien, à New York comme à Paris, habillé en somptueuse sirène par Yves Saint Laurent ou tout simplement nu peint en vert avec le sexe en rouge. Cela pouvait durer dix minutes ou trois heures, en fonction de son état d’âme…

Dans une navette spatiale, Loretta Strong, cosmonaute, est assise à côté du corps de Steve Morton, qui vient de mourir. Elle essaie de joindre au téléphone la terre, qu’elle finit par avoir en ligne. Un certain monsieur Drake aurait oublié de brancher l’oxygène de la cabine. Une certaine Linda fait irruption dans la communication et lui apprend que la terre, envahie par les hommes-singe vient d’exploser.



S’en suit un délire génial : des rats envahissent la tuyauterie, gagnent la cabine et fécondent Loretta qui finit par accoucher de jolis ratons avec des yeux de saphir. Sur terre comme dans l’espace c’est l’apocalypse totale : Bételgeuse, l’étoile sur laquelle se trouve Loretta explose, Pluton aussi. On est aspiré dans un trou noir. Dans un voyage à l’intérieur du corps de Loretta, le temps d’un collapse d’une overdose. Scènes de cannibalisme, d’accouchement. La mort rentre par tous les trous de la cabine, jusqu’à l’explosion du corps de Loretta. Reste l’acteur nu, gelé par le froid qui cherche son anorak, car peut-être qu’avec un anorak, on a moins peur de mourir… La représentation théâtrale se décompose, implose.
Le rire est toujours présent et même au centre du texte, car Copi joue avec la mort tout le temps, il la tue, l’accouche, la baise, la mange, la cherche, la met en scène, lui donne un nom, Linda…
Chacun doit s’inventer des histoires et certains s’inventent des histoires incroyables, disait-il…
Loretta Strong est une histoire incroyable.

Date et lieu de création :
2006 au Festival d’Avignon

 
@ Théâtre des Lucioles 2017