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Dans la République du Bonheur - Théâtre des Lucioles
Collectif d’acteurs


De
MARTIN CRIMP
 
Texte français :
Philippe Djian
(chez l’Arche éditeur)
 
Mise en scène
Elise Vigier et
Marcial Di Fonzo Bo

Assistantes
Catriona Lang et
Elodie Chamauret

Pièce pour 8 acteurs et 3 musiciens
avec
Katell Daunis,
Claude Degliame,
Marcial Di Fonzo Bo, Kathleen Dol, Frédérique Loliée, Pierre Maillet,
Jean-François Perrier,
Julie Teuf
Et les musiciens
Etienne Bonhomme, Baptiste Germser, Antoine Kogut

Scénographie
Yves Bernard

Costumes
Paul Andriamanana

Perruques et maquillages

Musique
Etienne Bonhomme,
Baptiste Germser,
Antoine Kogut

Dramaturge
Leslie Kaplan

Lumières
Bruno Marsol

Son
Manu Léonard

Régie Générale
Patrick Le Joncourt

Régie Plateau
César Chaussignand

Dans la République du Bonheur

11 au 14 juin 2014 I Les Subsistances, Lyon
juin 2014 I Festival delle Colline Turin
19 au 29 novembre 2014 I Théâtre National de Chaillot Paris

Martin Crimp pose une question fondamentale pour l’Europe d’aujourd’hui : est-ce que l’uniformisation ne nous mène pas vers une sorte de « dictature du bonheur » ? Un « tout pareil » qui nous arrive de plus en plus nettement avec la mondialisation et l’impasse du capitalisme ?

La pièce explore le fonctionnement d’un groupe à différentes échelles. En partant de la plus petite - la cellule familiale un soir de Noël - et en agrandissant peu à peu le cercle.

Ces questions sur la liberté de l’individu à l’intérieur de la famille, du collectif, de la république, sont posées ici avec beaucoup d’humour.

UN DIVERTISSEMENT EN TROIS PARTIES

1. Destruction de la famille
Pour commencer, une forme assez classique : une famille s’apprête à fêter Noël quand un couple (l’oncle et sa compagne) fait irruption pour annoncer leur départ définitif vers une destination encore inconnue, et dire sa vérité à chacun (en tentant d’aller au plus profond et au cœur des choses.). La famille deviendra alors une petite collectivité face à un ennemi, l’étranger. Leur arrivée va créer une crise ou déprise identitaire des personnages et la forme même de la pièce commencera à se transformer devant nous.

2. Les cinq libertés essentielles à l’individu
A la deuxième partie du texte, les personnages sont habillés pareil, ils parlent de volonté, de style, d’énergie et de moyens, d’être unique et libre, se défendent d’appartenir à un groupe, ils pensent à partir d’eux et de ce qu’ils ressentent, reprennent ce que dit l’autre, perdent leur « je »… cela devient une matière textuelle, une expérience de plateau qui demande à tous de s’inventer à l’intérieur de la forme, dans l’ensemble.

Cette partie sera un point de départ important pour le travail de plateau : on est « les mêmes », on fait chacun partie d’une famille, on se lève le matin, on fait des gestes en commun, boire le café, manger, aimer, marcher, se détacher de sa famille. Ces micros actions quotidiennes sont identiques et pourtant chaque déclinaison est différente, l’histoire de chaque pays, de chaque personne et de chaque vie est différente. Et cet intime, est présent dans les détails.
Un travail particulier sera réalisé sur ces détails : comment l’individu est tiraillé entre l’envie de se détacher du groupe, d’être libre et l’envie de ressembler, d’être englobé, de faire partie d’une famille, d’un collectif, d’un pays.

La présence de musiciens sur scène et de chansons dans le texte est essentielle, c’est ce qui rythmera cette danse du collectif, le son de cette « Usine - univers », la répétition des gestes du quotidien. C’est aussi par les chansons qu’arrive un humour grinçant, et que le texte prend la forme d’une comédie musicale (comédie du bonheur) absurde et décalée.

« With music I can open a heart
as easily as youcan open a door
and reach right in »
Avec la musique je peux ouvrir un cœur
aussi facilement que vous ouvrez une porte
et arriver dedans

Martin Crimp

3. Dans la république du bonheur
La pièce s’achève par un tableau calme et étrange. Nous sommes de retour à l’origine, dans un espace mental et poétique ou le langage est à réinventer.

L’espace de la représentation - le décor - sera un lieu collectif banal (gymnase, cantine, cour d’école ou encore un hall d’aéroport)
Ces lieux qui, où que l’on soit à travers le monde, sont conçus pour que le collectif puisse y vivre de façon pratique.

MARTIN CRIMP
Né en 1956 dans le Kent (Grande Bretagne), Martin Crimp débute sa carrière de dramaturge dans les années quatre-vingt en écrivant pour la radio. Ses textes sont récompensés par plusieurs prix et ses premières pièces sont produites par l’Orange Tree Theatre de Richmond, en banlieue de Londres.

C’est au cours des années quatre-vingt-dix que ses pièces commencent à être reconnues au-delà des frontières britanniques, notamment grâce à une résidence à New York et à sa collaboration avec le Royal Court Theatre de Londres en 1997, en tant qu’auteur associé.

Son oeuvre est publiée en France par l’Arche Éditeur. Parmi les nombreuses pièces éditées, citons Getting Attention (1991), Atteintes à sa vie (1997), La Campagne (2000), Le Traitement (2000), Tendre et cruel (2003), Ciel bleu ciel (2007).

Il est également auteur d’un livret d’opéra, Into the Little Hill (2004-2006).

Martin Crimp est en outre traducteur et adaptateur de quelques pièces de Ionesco, Koltès, Molière, Marivaux et Genet.

 

Production Théâtre des Lucioles.
En coproduction avec, le Théâtre National de Chaillot, Les Subsistances à Lyon, le CDN d’Angers, le Théâtre de Nîmes, le Théâtre de la Place de Liège, le Festival delle Colline de Turin, la Comédie de St. Etienne, l’Hippodrome de Douai, Le Théâtre du Nord, le CDN de Sartrouville, la Scène Nationale de Martigues et l’Equinoxe Scène Nationale de Châteauroux.

contact production | diffusion
EPOC productions
Emmanuelle Ossena | + 33 (0)6 03 47 45 51 | e.ossena epoc-productions.net


 
@ Théâtre des Lucioles 2014